est D. Seleskovicth, Marianne Lederer, Interpréter pour traduire,

est alors
capable de les exprimer, selon la
nécessité, par un seul mot ou par un livre entier ».3

         «  Le traducteur qui lit le texte original est un lecteur comme un
autre ; il comprend le texte avec toutes ses implications ; mais
lorsqu’il traduit, il se borne à restituer le sens de ce qui est dit, pour
mettre le destinataire du message en mesure de retrouver dans la traduction les
implications, que lui, traducteur, a trouvées dans l’original. Il conserve
ainsi au destinataire final toutes les possibilités d’interprétation »4.

         « Ainsi la compréhension du traducteur du roman, ne peut, comme celle
d’ailleurs de tout lecteur, que prendre appui sur l’expérience de la vie et de
la lecture, sur un savoir partagé et sur le décryptage de procédés discursifs
spécifiques au genre littéraire. Elle reste donc un acte d’interprétation
hautement subjectif qui conditionne à son tour, dans une très large mesure, la
perception ultérieure de l’œuvre par le public »5.

        Pour ce faire, le traducteur doit tenir
compte de la connaissance distribuée et des habitudes langagières de la
communauté linguistique d’accueil : En tant que récepteur le traducteur
doit être fidèle au vouloir dire de l’auteur, en tant qu’émetteur il doit être
fidèle à son destinataire ; c-à-dire ; le sens compris par le
traducteur se transforme à son tour en un vouloir dire pour le formuler avec
les moyens de l’autre langue.

        Donc, nous pouvons dire que   la
traduction est une fidélité au sens et à l’effet déterminé par l’auteur.

3.
D. Seleskovicth, Marianne Lederer, Interpréter
pour traduire, p.20.

4. Seleskovich D. et Lederer M. : Interpréter pour traduire, Paris,
Didier Érudition Coll. «Traductologie », n°1, 2° édition, 1986 ;
p 65

 5. Israël,
F. : Traduction littéraire : L’Appropriation du texte, in Recueil
d’articles en tautologie. E.S.I.T., Paris, 1997, p. 10. De fait, comme
l’affirme Jacques Derrida, « Une lecture peut constituer une traduction.
Et l’inverse, Deux faces liées de l’interprétation ».

         Par conséquent, il survient au
traducteur d’associer aux contributions linguistiques des compléments cognitifs
afin de saisir lui-même l’élément culturel inclus dans le texte à traduire.

         De ce fait, vu l’incompétence linguistique
perçue chez les traducteurs des deux systèmes français et arabe, ils ont compté
sur la latitude littéraire et la modification et une créativité subjective       

         En effet,
al-Manfaloûti, nonobstant son ignorance de la langue française, il n’a pas
hésité à traduire suffisamment d’ouvrages célèbres. Parmi eux, l’œuvre de
« Paul et Virginie », un chef-d’œuvre de Bernardin de Saint-Pierre. Plusieurs
critiques témoignent sa négligence de la langue française, et qui a adapté ces
œuvres dans un style simple et sobre, dépouillé de tous les artifices
habituels, sa langue est agréable bien que l’emploi de l’arabe dialectale dans
certains passages soit de nature à diminuer le rayonnement de son œuvre. Il est
apte à toute admiration et estimation pour sa hardiesse de traduire pourtant
son ignorance de la langue française. Tout ce qu’il a traduit fait parti du
romantisme qui traite des sujets importants : la vertu, la justice, la
victoire et la critique.

         Sa méthode de traduire était ;
tant qu’il voulait traduire une œuvre, il demande à un de ses amis de lui
traduire par écrit ou oralement l’œuvre concerné, puis il fait le transfert à
son style.

         Boutros
al-Boustanî confirme cette coopération de traduction et dit : 

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              Ana al-Fakhouri critique ses romans
traduits   :

  
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